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  • : Textes courts d'une écriveuse, rêveuse, voyageuse et généreuse....
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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 06:00

Léo a grandi dans le culte du chanteur car Valine s'était fabriqué un petit arrangement avec sa vie. Dès que Léo avait posé des questions sur son père, elle avait sorti de sa pochette le fameux trente trois tours du chanteur mythique. Solennellement, un jour, Valine avait présenté à son petit garçon Léo Ferré, son père. Quand Léo grandit, Léo Ferré mourut et le fils de Valine a bien compris que sa mère avait eu une relation cachée avec le chanteur, relation dont il était issu. Léo a souvent questionné Valine sur cette relation et elle lui a toujours raconté l'aventure passionnée que les deux amants auraient vécu. Ainsi, Léo a toujours été très fier de son père arrangé. 

Valine n'a jamais été sotte, ni naïve, elle est moche, elle n'a fait l'amour qu'une seule fois dans sa vie, elle est seule avec son fils mais elle est une arrangeuse de vie.......(à suivre).
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 12:00

                                                                          Soir à boire
                                                                        Amis d'un soir
                                                                         Nuit d'ivresse
                                                                        Juste détresse
                                                                             Matin clair
                                                                            Clair de vie
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 06:00

Elle vendait le grenier de sa grand-mère Adrienne, morte d'une embolie pulmonaire quelques semaines auparavant. Il lui avait acheté quelques bricoles en plus du trente trois tours et ajouta en prenant sa monnaie quelques compliments à l'égard de Valine. Elle venait tout juste d'avoir vingt neuf ans et souffrait de sa virginité. Elle n'envisageait pas de devenir une vierge de trente ans. Depuis la mort de sa grand-mère, elle s'était promise de rencontrer un homme et vite. L'acheteur de Montreuil tombait à pic, il était son homme. L'homme écouta son disque dans le petit appartement de Valine qui l'avait invité après la vente du grenier d'Adrienne. En quelques heures, elle perdit sa virginité et conçut Léo. Quand elle prend une décision, Valine ne perds pas de temps. A écouter Léo Ferré toute la journée, l'homme a vite agaçé Valine. Elle mit à la porte le géniteur de son fils, ne lui concédant que le choix du prénom................(àsuivre).
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 16:42

Valine, c'est Bécassine, Bécassine, c'est Joseph Pinchon, Pinchon c'est le créateur de Bécassine, personnage paru pour la première fois dans la semaine de Suzette en mille neuf cent cinq. Dans le grand Larousse encyclopédique, une bécassine est un oiseau de la famille des bécasses et aussi, de façon familière, une jeune fille, sotte et naïve. Valine n'est pas jolie mais elle n'est ni sotte, ni naïve. Elle est encore moins une bécasse. Elle porte lunettes et petit tablier blanc. Elle affiche la quarantaine passée et semble être la mère célibataire d'un bel adolescent. Son fils la renvoie sans cesse à son seul souvenir d'amour charnel. L'unique ne s'efface pas malgré le temps. Léo ressemble à son père qui écoutait, en boucle, toute la journée le trente trois tours de Léo Ferré qu'il avait acheté d'occasion aux puces de Montreuil. C'est ce jour là que Valine fut séduite.....(à suivre).
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 16:17

Le soleil envahit septembre et la douceur fidélise cette ville du sud. La vie circule. Comme je l'aime, simple, gaie, discrète et festive à la fois. L'unique petite fille de la fête esquisse un pas de danse devant des parents au bonheur naïf. L'ami d'enfance se révèle être un magicien, ceux dont la générosité est à préserver. La vie se joue. Chaude, calme, élégante comme j'essaie de la vivre. L'énergie du vieux danseur étonne. Son corps épouse la musique. La vie se chante. La fille slave si sage, devient un corps en transe. L'âme mélancolique de l'Europe des Balkans me pousse au seuil de ma mémoire familiale. La vie est belle. Comme cette jeune femme, reine du jour, de ce samedi de septembre dans le sud. La mariée était en rouge. La vie se vit.
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 06:00

                                                                    Dimanche ennui                                                            
                                                                    Dimanche pluie
                                                                    Dimanche envies
                                                                    Dimanche vie
                                                                    Choix.

                                                     
                                                           
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 08:08

Le djembé suffit. Un baptême à Conakry. Le djembé marque le temps. Le djembé invite à la danse. Le djembé invite à la transe. Des hommes mangent. Des femmes parlent. Des hommes tappent sur le djembé. Des femmes dansent au son de l'instrument. Les vieilles racontent que les blancs parlaient du tam tam. Le djembé nous a civilisé. Une jeune fille avance dans le cercle des femmes. Les jambes et les bras se désarticulent. D'autres femmes prennent le relais, une seule s'exprime à la fois. Magnifique souplesse des femmes guinéennes. Les femmes de nos discothèques habitent  un autre monde. Là bas, en Afrique, la terre battue accueille les danseurs ornés de vêtements envahis de couleurs.

Il fait beau à Conakry. Il fait bon dans nos têtes. Le djembé suffit.
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 06:00

Bixenta n'aurait jamais dû être à lui. Sur plusieurs générations, des notables l'avaient habitée. Bixenta avait vu s'installer dans ses murs le notaire Dubernard, elle avait abrité sa descendance, c'était à la fin du dix neuvième siècle. Il y eut ensuite la bousculante  famille de l'industriel Friponi. Arrivé d'Italie avec toute sa famille, ascendants et descendants, Bixenta avait vécu sa période de délabrement. L'Italien n'était pas maçon mais s'occupait de ferraille, le bâtiment, il ne connaissait guère. Les priorités de la famille Friponi étaient la cuisine, les fêtes et la musique. En cinquante années de présence italienne, ses peintures s'étaient beaucoup écaillées, ses volets extérieurs avaient pourri et la grande cheminée s'était écroulée. A la faillite de l'entreprise Friponi, les Montserrat, avocats de père en fils avaient acheté Bixenta pour une somme dérisoire lors d'enchères à la bougie. Les Montserrat n'étaient pas les Friponi. En quelques mois, Bixenta s'était retrouvé aux temps des Dubernard, un coup de jeunesse était passé sur ses murs, ses fenêtres, ses volets, ses peintures, même le parc était sorti de ses ronces. Bixenta respira à nouveau. Les Montserrat arrivaient d'Andalousie et voulaient conquérir, en tant qu'avocats d'affaires le marché frontalier du Pays Basque. Très vite, les Montserrat comprirent qu'être Andalou au Pays Basque, même français, n'était guère compatible. 

C'est à ce moment là qu'il la rencontra.

Il ne cherchait pas à habiter le Pays Basque qu'il connaissait à peine. Bixenta se manifesta à lui par une lettre recommandée qu'il reçu à Saint Denis dans son appartement du quatorze rue Gabriel Péri. Un notaire de Bayonne lui demandait de prendre contact avec lui. Il prit le train pour aller aux nouvelles et apprit qu'il venait d'hériter de Bixenta. Elle avait fière allure, une  basque un peu arrogante mais elle avait tout pour séduire. Située sur une hauteur, avec ,au loin le golfe de Gascogne et à l'arrière, la chaîne des Pyrénées et la Rhune par temps clair. Les Montserrat étaient morts sur la route qui les ramenait en Andalousie. D'origine espagnole, travaillant en France depuis vingt ans, il avait été repéré comme le seul héritier de la lignée des Montserrat.

Elle avait abrité des notaires, des avocats, un industriel italien original mais aujourd'hui, elle recevait volontiers un ouvrier tourneur de Saint Denis. Bixenta a toujours su s'imposer pour survivre.
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 06:00

Depuis toujours Mars aimait la Lune. Sa luminosité, sa forme, son rayonnement, tout lui plaisait en elle. Son attachement devenait de plus en plus intense lorsque la Terre s'intéressa à la Lune. Des terriens allèrent visiter la Lune et tout changea. La Terre n'avait plus d'yeux que pour la Lune. Un lien très fort était né entre les deux planètes. Pour les terriens, la Lune, longtemps, rêvée devint réalité et Mars qui n'avait jamais fait sa déclaration d'amour à la Lune se trouva concurrencée par la Terre.

Des milliards d'années passèrent et Mars resta toujours aussi timide. Elle ne put s'opposer au débarquement sur ses espaces d'un groupe de terriens. La Terre était mal chez elle et commençait à envisager l'emmigration galaxique jusqu'au jour où le soleil se mêla de la partie. La Terre devenait vraiment trop chaude, la vie caniculaire faisait souffrir les habitants de la planète malgré la transformation des pores de la peau en une multitude de petites fontaines d'eau jaillissante à la surface du corps qui permettait un refroidissemant salutaire.

L'emmigration avait débuté en direction de la Lune, beaucoup plus tempérée mais les amateurs d'espaces vierges préféraient Mars. Mars se laissa faire et le soleil tomba amoureux de la Lune. Après une belle nuit étoilée, le soleil se leva tôt, mit ses plus beaux rayons car ce jour là, le soleil avait rendez vous avec la Lune.

Le Soleil  fut si brûlant d'amour pour la Lune qu'elle augmenta sa température de plusieurs degrés, ce qui fit fuir les terriens sur Mars.

Depuis ce temps là, Mars sait qu'il ne faut jamais être timide en amour et que le Soleil est un sacré Don Juan!
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 13:51

                                                                    Vert des fougères
                                                         Les agneaux sont un peu fous
                                                                  Le marcheur mange
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