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  • : Textes courts d'une écriveuse, rêveuse, voyageuse et généreuse....
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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 06:00

Pour réussir la recette du chemin faisant, il faut choisir des ingrédients de très bonne qualité.

Allez dans un espace de nature sauvage, empruntez le premier chemin qui se dessine, à votre doite ou à votre gauche, peu importe.
 
Ne choisissez pas le plus beau des chemins car c'est le plus utilisé, préférez un chemin moins fréquenté.
 
Suivez le chemin d'un pas à l'allure naturelle, ni trop lent, ni trop rapide.

Ouvrez bien grands vos yeux, vos oreilles, votre nez et votre pensée et laissez faire le chemin.

Chemin faisant, vous avez ainsi glané des vues, des sons, des odeurs et des idées.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 12:00

                                                           Vent de printemps
                                                  Deux oiseaux jaunes chantent
                                                           Cage en bois blanc
                                                           
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 07:00

La femme avait dit d'aller jusqu'à la troisième colline. Aux abords de la troisième colline, l'homme frappa à la porte d'une maison, personne ne répondit mais le vent fit retentir une clochette suspendue près d'une autre porte, sur le côté de la maison. L'homme se dirigea vers la porte indiquée par le vent, il la poussa et entra. La lumière vascillante d'une flamme le conduisit vers une pièce minuscule dans laquelle était dressé un autel d'offrandes. Des bougies, des bâtons d'encens et une peinture représentant trois collines posées sur une immensité d'eau et entourées de brume. L'homme pensa avoir bien trouvé les trois collines indiquées par la femme. Il manquait l'eau et la brume. Il se mit à la recherche d'une étendue d'eau. L'homme marcha longtemps, très longtemps, ne doutant pas une seconde qu'il fallait poser les collines sur l'eau. La direction de l'ouest l'attira par une épaisse brume au lointain. Son intuition le guida vers une maison au bord d'un lac. Dans la maison, vivait un vieux monsieur qui peignait depuis quarante années le même tableau : le paysage qui s'offrait à lui. Le tableau représentait trois collines au bord du lac. Ce jour là, quand l'homme arriva dans la maison du vieux peintre, la brume occupait tout l'arrière plan du tableau et les trois collines étaient embrumées. L'homme se dit qu'il fallait toujours écouter son intuition.
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 07:00

Je croise la lune en sortant du bar. Il est tard et tôt à la fois. Elle est pleine et ne me quitte pas. Dans la descente de la rue qui tourne, elle m'accompagne puis m'éclaire le chemin qui mène à la cabane en bois. Les jardiniers arrivent plus tard ce lundi là et j'ai le temps de me raser. Le soleil a remplacé la lune. Il me chauffe dans les allées en ce matin de mars. La journée, la cabane en bois du square Georges Brasssens est l'atelier des jardiniers. La nuit, elle est mon domicile. Seuls la lune et le soleil le savent.
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 14:00

                                                                  Le ciel annonce
                                                                Orageuse la soirée
                                                                  Le chevreuil court
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 07:00

Le monde lui en veut et il en veut au monde. Les vieux, les jeunes, la banque, la météo, les filles, les garçons, les voitures, les motos, les vélos, son travail, sa mère, son père, son frère, sa soeur et ses voisins. Il s'oppose toujours aux autres avec des théories bien à lui qu'il défend comme un guerrier. La guerre, il la déclare souvent. Pour un regard, pour un geste, pour le temps qu'il fait, il attaque de face sans aucune réserve. La jeune fille qui s'est éloignée de lui sur le quai de la gare, le banquier qui lui a enfin donné son argent et l'orage qui a cessé de gronder après quelques représailles de sa part. Aimé en veut au monde parce que sa mise au monde ne s'est pas bien passée. Il colère sur cette naissance pas comme les autres. Aimé a raison.
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 14:00

                                                                  L'eau se retire
                                                                Et la plage avance
                                                                L'homme regarde
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 07:00

           Faites un thé ou un café selon votre goût.
           Prenez un joli papier et un crayon que vous aimez.
           Installez vous confortablement dans l'endroit de votre chez vous qui vous plaît le plus.
           Faites la liste des choses à faire.
           Classez-les par ordre d'importance pour vous.
           Ne gardez que les deux premières choses de la liste.
           Ecrivez vos deux priorités sur votre joli papier.
           Accrochez-le là où vous voulez.
           Bonne journée.
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 14:00

                                                               Le chemin de boue
                                                              Après le gel apparaît
                                                              L'homme est debout
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 07:00

Je sais que je deviendrai fou. Un fou inconnu des psychiatres. Un fou inconnu de Freud. Je serai un fou sympathique. Je le sais depuis longtemps, alors, je flotte. Récemment, le processus semble s'être mis en marche. J'étais en vacances à Paris pour quelques jours. Devant moi, un groupe de femmes, toutes vêtues en noir. Devant encore, au loin, à droite et à gauche, des tombes. Je me trouve dans le cortège d'un enterrement. Soudain, les personnes s'écartent pour me laisser passer. Le fourgon mortuaire est devant moi, je me retourne, je suis seul. Des dédicaces d'or accompagnent les couronnes : à mon ami, à mon amant; à Louis mon époux. Je ne comprends plus, j'ai peur d'être mort. Je reconnais les larges allées du cimetière du Père Lachaise. Le froid est vif mais le soleil réconforte. C'est une belle journée de l'hiver parisien. Mon avenir dans la folie m'a toujours intéressé mais je le pensais plus lointain.
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