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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 01:00


.....Selon l'importance des symptômes, entre deux et dix séances étaient nécessaires pour fabriquer une première image mentale. Les premiers temps des thérapies étaient les plus éprouvants, je devais réduire ma production personnelle d'images car il fallait que je sois dans le rythme de la personne qui consultait. Il était d'autre part indispensable d'arriver rapidement à réalimenter la source imaginative.

Je me souviens de DJ un artiste plasticien.

Il était en panne d'images, c'était dramatique pour lui, toute sa création s'était arrêtée depuis plusieurs mois. Il fallait que j'installe une relation de confiance de façon à ce qu'il accepte de redémarrer sur mes images qui n'avaient rien d'artistique. Ce fut long mais efficace, il réactiva son imagination par une nouvelle sculpture qu'il me dédia.

Quand Gala s'installa à Bordeaux en tant que vendeuse d'histoires, elle venait d'obtenir son diplôme de la très vieille université de Salamanque. Ses parents étaient français mais elle avait grandi au Japon car son père y avait une plantation de cerisiers et sa mère un restaurant espagnol. Sa famille paternelle était bordelaise et propriétaire d'une échoppe rue des remparts, elle s'y installa.

Pour réussir dans la vente d'histoires, il fallait se faire connaître auprès des vendeurs d'images car sans images, pas d'histoires.

J'ai fait sa connaissance en mai quand elle se présenta à mon cabinet pour me faire connaître son catalogue. Beaucoup d'histoires japonaises, espagnoles, brésiliennes mais c'est de l'histoire de la femme de thé qu'elle me parla.....

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 01:00


Oubliez Cyrano, oubliez Rostand, partez en ballade le long de la Dordogne, la rive de l'ancien port, celui où l'on peut encore partir en gabarre pour faire un tour. Marchez longtemps. Au début, ce sont des pêcheurs que vous rencontrez, ensuite, viennent les belles maisons qui donnent sur  le fleuve. Certaines, cossues avec leur parc, d'autres modestes et puis celle-là avec son nom "Françoise".

Plus vous vous éloignez de la ville, plus le calme s'impose, plus le fleuve prend sa place.

Au bout de la promenade, vous êtes seul et vous voilà devant l'échelle à saumon. En 1987, une entente avec le Québec pour sauvegarder le saumon de Dordogne. En 1989, la construction de l'échelle à saumon.

Aujourd'hui, les saumons remontent la Dordogne.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 01:00


Le chat noir et blanc
Va s'installer à l'ombre
Du tas d'ordures.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 20:34


Un chasseur de peu
Peut être un chasseur de trop
Frayeur d'automne.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 01:00

C'est la génération des années cinquante qui a commencé à souffrir de la perte d'imagination par une mise au travail intensif après la guerre. Le corps et le cerveau étaient mobilisés pour le travail et la consommation. L'imagination ne devint plus indispensable et cette faculté commença à se détériorer.

Seuls les artistes étaient encore intacts de tout symptôme car ils entretenaient cette partie d'eux-mêmes.

Chacun se mettaient en activité du matin au soir, que ce soit pour travailler à rapporter de l'argent, que ce soit pour se nourrir. Les personnes les plus atteintes étaient des femmes qui faisaient le ménage toute la journée pour recommencer le lendemain matin.

Dans ma vie de vendeuse d'images, j'eus un certain succès.......

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 01:00



Les constructeurs de Venise et leurs héritiers.
Les grues danseuses du Japon actuel.
Félix, gardien de la bibliothèque d'Ephèse.
L'arménien de Suisse.
Les couples amoureux du passage Vivienne à Paris.
Mahomet, Jésus, Bouddha et les autres.
Les producteurs américains de confiture de cactus.
Les buveuses d'eau de Sibérie;

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 01:00



.....L'obtention de ma thèse sur l'image du thé et mon titre de Docteur en imagination permettaient de m'installer en cabinet privé. Amatchi me fit don d'une somme conséquente pour mon installation.

Je repris la clientèle d'un très vieux monsieur dont l'imagination devenait défaillante. Il vit maintenant dans un petit village sur les hauteurs de Nice. Je lui rends visite, souvent à l'automne, il va mieux. Il fabrique à nouveau des images et a le projet de se spécialiser pour le quatrième âge qui pratique peu l'image virtuelle.

La perte de l'imagination est un symptôme très fréquent qui touche toutes les classes sociales et tous les âges. Les traitements sont maintenant plus accessibles, notamment depuis l'arrivée des écrans permanents et de guggle.

A l'époque de mon cabinet, les traitements chimiques étaient prescrits de façon systématique mais les effets secondaires produisaient des hallucinations qu'il fallait traiter par des injections de poivre rose.....

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 01:00


Au temps d'avant la virtualité, j'étais vendeuse d'images. J'exerçais dans un petit immeuble face à l'entrée des jardins du Palais Royal à Paris et j'ai terminé ma carrière cours du Chapeau Rouge à Bordeaux. C'est  à cette époque que j'ai fait la connaissance de Gala.

Elle exerçait rue des Remparts, elle était vendeuse d'histoires.

J'étais diplômée de l'université du Ciel, située dans le quarier des Buttes Chaumont à Paris, j'ai soutenu une thèse de Doctorat en imagination dans les années quatre vingt. C'est Amatchi, ma grand-mère qui m'avait inscrite à l'Université du Ciel, elle voulait que je fréquente la meilleure université parisienne.

A cette époque, les études en imagination étaient assez difficiles car le cursus se composait des sciences du cerveau, de cinéma, de dessin et de jardinage, c'était chargé mais passionnant.

J'ai longtemps hésité pour le sujet de ma thèse entre la formation de l'image chez l'enfant dans les deux premières années et l'image du thé.

Mon directeur de recherche était le célèbre professeur Thong, asiatique et buveur de thé, son influence fut décisive dans mon choix mais il est mort d'une overdose d'images avant ma soutenance et j'ai du rechercher un autre directeur.

C'est le professeur Kewickz qui dirigea mes derniers travaux mais en tant que polonais et buveur de houblon, il n'était pas très passionné par mon sujet......


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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 12:00



Théophane et les crêpiers de Bretagne.
Les immensités blanches de la planète.
Le groupe des vieux banians du Siam.
Les écoles de samba de Lille.
Les marins du port italien de Léonard de Vinci.
L'hôtel du palais à Biarritz et Eugénie.
 Le cercle des gardiens de phares bretons disparus.
Le bleu de Pastoureau.

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 01:00


L'idée était simple au départ. Le but n'apparaissait pas de suite alors qu'il était bien présent. Le moyen utilisé ne faisait pas défaut mais il était temps. L'idée m'est revenue un peu tard et j'ai perdu du temps. Mon argent était pourtant en sécurité.

Je n'en reviens pas, je suis ruiné.

Le banquier était un ami.

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