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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 01:00



.......D'origine slovène, il s'était fait connaître en France pour ses recherches sur la pensée libérée. Avec lui, la thèse ancienne de la pensée dépendante des matériaux de l'enfance est tombée en désuétude. Pour la surveillance de la pensée des chercheurs du centre, il était le mieux placé en tant qu'expert en pensée libre.


Le dimanche, il entraînait un petit club de fous à l'hôpital d'Auvers sur oise. Cette activité le détendait de sa semaine. Le club n'avait jamais pu participer au championnat des hôpitaux de Paris. C'était une bande de copains qui jouaient par plaisir. Le club était très ancien, il fut créé il y a longtemps par un peintre, un certain Vincent VG.


Quand le docteur Borisnick convoqua Louis pour lui signaler sa faute professionnelle, il avait déjà son idée pour lui.


Le président du club d'Auvers sur oise recherchait un préparateur psychique. Le Docteur Borisnick proposa le poste à Louis.


Louis n'avait jamais pratiqué la folie, même en amateur, mais il devait absolument se reconvertir. Les deux hommes avaient de la reconnaissance et de l'affection l'un pour l'autre. Louis accepta.

Il suivit une formation intensive à Sainte Anne pendant trois mois. C'est lui qui a permis au club d'Auvers sur oise de rencontrer les fous de Marseille en coupe de France. C'est lors de cette journée que le président de Toulouse lui fit une proposition d'entraîneur.

Une entrée chez les professionnels ne se refuse pas......( à suivre demain )


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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:00



.........- Ma mère est morte en accouchant de son quarantième enfant, l'enfant a survécu, c'est une petite fille.Tu veux du thé?
- Non, je ne bois jamis de thé, tu as oublié?
- Non mais tu aurais pu changer!
- Eléonore, je veux que tu m'expliques!
- Ah! j'oubliais la lettre!
- Quelle lettre?
- Celle que je t'ai écrite sans te l'envoyer.
- Je n'aime pas tes lettres!
- Tiens, la voilà.


Louis,

"J'ai écrit au centre national de recherche éthique. Je t'ai dénoncé. Je leur ai fait part de ton désir pour Estelle, ta secrétaire. La lecture de tes pensées me fut douloureuse mais précieuse. J'ai fait de drôles de découvertes, comme ton aventure avec Marilyn. Il m'a été répondu que le désir virtuel pour sa secrétaire est une faute professionnelle pour un chercheur du centre national de recherche éthique. Tu vas recevoir une lettre de licenciement. Je divorce. Je m'occupe de tout. Tendrement
Eléonore"


Dans un moment de forte relaxation, Eléonore avait lu les pensées de Louis. Après un court temps de réflexion, blessée dans son amour inconditionnel pour lui, elle prit la décision de faire parvenir un courriel à la commission de surveillance.


Le centre national de recherche éthique avait mis en place cette instance afin de contrôler les surveillants de la pensée dont Louis faisait partie.

Le Docteur Borisnick présidait cette commission.....( à suivre demain )

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 01:00



.......Une enveloppe coincée sous l'essuie glace du pare brise le fait réagir. Eléonore, sa femme, lui donne rendez-vous sous la Tour Eiffel. L'heure est fixée à seize heures, il doit y aller.

 

Eléonore est magnifique, elle n'a jamais été aussi belle. Elle est vêtue d'une robe faite de fleurs fraîches, des statices violettes. Elle lui prend le bras et l'entraîne au milieu de la pelouse du Champ de Mars. Il fait soleil.


Ils se dirigent vers deux fauteuils recouverts de fleurs de magnolias fraîchement cueillies.

- Eléonore que veut dire tout cela?
- J'ai renoué avec la nature.
- Avec la nature?
- Oui.
- Ta robe, les fauteuils?
- Tu aimes le tapis en fleurs de laurier rose?
- oui, oui!!

Elle le regarde de façon tendre, il se calme.

- Louis, je dois te parler.
- Je t'écoute.
- Sais-tu que mon père est mort?
- Mort?
- Oui, il y a deux semaines, d'une cirrhose.
- Mais?
- Tu étais parti, je n'ai pu te prévenir.
- Et ta mère?
- Morte aussi.
- Comment, avec ton père?
- Non, la semaine dernière.
- Eléonore, je ne comprends pas..................( à suivre demain )


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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 01:00

 


- Pourquoi ne m'avez-vous pas appelé?
- Elle était bien.
- Vous aviez surveillé la dose de comprimés?
- Oui comme d'habitude.
- Et les gouttes, elle ne les avait pas?
- Non, elle sont toujours dans mon sac.
- Elle a laissé un mot?
- Je n'ai rien trouvé.
- Elle est déjà froide!


       L'homme fouille nerveusement les poches d'un peignoir posé sur un fauteuil. La femme le regarde tout aussi nerveusement. Lui, n'a pas l'impression de gêner. Ses yeux parcourent avec minutie le corps dénudé d'une femme.

Elle se trouve sur le dos, les jambes légèrement fléchies sur la droite, la tête repose sur le côté droit et les bras sont écartés. Le corps de cette femme est très beau. Lorsque ses yeux arrivent sur le visage, ses oreilles l'abandonnent. Il n'entend plus l'homme ni la femme.

Il reconnaît ce visage, ce beau visage. Il a peur.


Marilyn Monroe!!! Il se trouve au pied du lit mortuaire de Marilyn Monroe.......( à suivre demain )


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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 01:00



......Quand tout est arrivé, Louis Pierre était chercheur, spécialiste de l'oreille externe. Quand il ne travaillait pas, il était sculpteur et préférait les matériaux durs.


Sa femme Eléonore dirigeait un hypermarché à Aulnay sous bois, au nord de Paris. Il la voyait peu. L'autre femme de sa vie, c'était Estelle, sa secrétaire, elle n'était pas sa maîtresse.


Depuis dix ans, ils partageaient un bureau au troisième étage du centre national de recherche éthique. Elle était fidèle à ses talons aiguilles depuis toujours. Hautes perchées, les jambes d'Estelle gardaient leur galbe et son désir de les caresser était toujours aussi vif.


Tout commença un soir, lors de la visite à un ancien collègue.

Arrivé à hauteur de Saint Denis, sa voiture s'arrêta devant un immeuble. Il reconnut l'entrée B, il habitait là avec ses parents quand il était enfant. Une force irrésistible le pousse jusqu'à l'entrée.Le hall est devenu plus vaste, presque luxueux. Des picotements au-dessus de ses yeux deviennent très intenses. Il ne peut plus avancer, il sent son corps prisonnier d'un étau.

Il est paralysé.

Seules ses oreilles et ses yeux semblent assurer leur fonction.........( à suivre demain )

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 01:00


.......Sélavie l'accompagne et l'installe dans l'ambulance aux côtés de Slobodan. Les trois responsables des deux champions se concertent avant de reprendre la route. L'entraîneur appelle l'hôpital de Toulouse et demande à la secrétaire du club de rechercher le dossier de la championne.

Il lui demande de lui lire la rubrique "contre indications formelles". Il entend " interdiction de la mettre en présence de poule, surveiller strictement son alimentation qui ne doit comporter aucun gallinacé afin d'éviter toute crise violente."

L'entraîneur raccroche.

Il fait le lien avec ce qu'il vient d'entendre et les propos recueillis par l'ambulancière. Il se sent fortement responsable. Il repense à Sacha dirigé sur l'hôpital d'Albi. Les nouvelles ne sont pas rassurantes, il a perdu un oeil, sa carrière d'ambulancier est terminée. Il n'en dit rien à Sélavie ni au préparateur psychique. Il sera vigilant. Aucun gallinacé dans son espace à elle. Il prendra lui-même en charge son bagage afin de ne pas l'endommager.

Il n'a pas été assez attentif, c'est une faute professionnelle.

Louis Pierre tient à son poste d'entraîneur, obtenu il y a maintenant cinq ans après une douloureuse épreuve.....( à suivre demain )


( Début de Folle de Pékin en page 15 )

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 01:00

.......Galline tomba amoureuse d'un des coqs de combat. Peut être l'exotisme de l'Afrique, je n'en saurai jamais rien mais Galline perdit la tête et moi mon amour. Toutes ces années d'errance et d'amours de passage l'avaient dissuadée du grand amour et voilà qu'à l'orée de sa maturité, elle le rencontre.

Il est roux comme elle, plus gaillard parce que plus jeune, elle est amoureuse. Elle ne rentrare pas à la maison ce soir là. Je compris de suite qu'elle m'échappait.

Le lendemain, quand Louise reprit la route avec son amoureux africain et ses coqs de combat, mon corps fut poignardé par le bruit strident des freins d'une voiture.

Galline venait de se suicider.

Le conducteur, fortement désolé voulut me dédommager. Il me proposa une somme d'argent, il avait rapidement fait le calcul ayant vu le prix du kilo le matin au marché. Je l'insultai en emportant Galline dans mes bras. Galline était hors de prix pour moi.

Il fallait faire vite.

Je ne pouvais pas me séparer d'elle, la décision fût difficile à prendre. Tant d'années après le drame, je ne regrette pas mon choix. Galline est toujours là. Depuis que je voyage pour les compétitions, j'ai fait fabriquer un bagage spécial où se trouve Galline, bien au chaud dans ses bocaux.Sa mort coïncide à mon intégration dans le club de l'hôpital de Toulouse.

Jamais, depuis cette époque, je n'ai souffert comme aujourd'hui. Devant mon assiette de confit de poule, j'ai vécu pour la deuxième fois sa mort.

Cela me fait beaucoup de bien de vous parler. Je vous remercie de m'avoir écoutée.".............( à suivre demain )

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 01:00



.....Un jour du mois de juillet, en vacances pour quelques jours chez Maria à Montségur, je suis allée au marché estival du samedi. Galline ne m'avait pas accompagné, c'était plus pratique.


Sur le marché, je m'approchai d'un atttroupement de vacanciers hilares. Je sais que l'hilarité fait partie du code de déontologie du vacancier mais je m'approchai tout de même. Un homme africain en habit traditionnel coloré accentuait le décor d'un combat de coq sur un sol poussiéreux. Deux autres coqs furent mis en présence à quelques mètres de là par une femme dans un costume traditionnel africain. Entre l'homme et la femme, une vraie différence : la couleur de leur peau.


 Quand la femme à la peau blanche se retourna, je reconnus Louise.


Elle était passée en une année des chevaux aux coqs de combat pour l'amour d'un africain. Les retrouvailles furent estivales, c'est à dire superficielles mais festives et faciles.


J'invitai Louise et son amoureux africain à passer à la maison, leur combat de coqs étant en représentation à Uzeste le lendemain.


C'était un quatorze juillet et ce fut le début du drame......( à suivre )

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:00



.........Louise me quitta pour un homme qui élevait des chevaux, il était propriétaire de plusieurs chevaux de course et vivait près de Bordeaux. Louise n'aimait pas les chevaux, elle en avait peur mais elle était revenue sur ses terres de naissance. Avec cette rencontre, elle se réconcilia avec l'homme, le cheval et Bordeaux et sa rupture avec moi allait de soi.


Galline fut ma nouvelle conquête, je l'installai dès le premier soir dans mon lit, ce ne fut pas facile mais j'en avais besoin. A partir de ce moment là, je devins exclusive et jalouse.


Galline n'était pas habituée à de telles sollicitations. Sans domicile fixe, elle errait pour se nourrir et se loger, c'était sa vie depuis longtemps.


Le lieu de vie que je lui proposais était une belle maison en pierres comme on les trouve dans le sud-ouest de la France. Avant ma rencontre, Galline logeait dans les granges et pas dans les maisons. Elle préférait une grange à quelques coins de nature, surtout en temps de pluie ou de froid. Elle me raconta l'hiver cinquante six quand la Garonne charriait des glaçons, elle trouva refuge à cette époque dans une palombière.


Un soir, à la tombée de la nuit, comme tous les jours, Galline rentra à la maison après avoir arpenter les terres des alentours et elle se trouva en face de Louise. Je la présentai à Louise comme ma nouvelle compagne. Louise la regarda à peine et partit en pleurant. Je n'ai jamais compris. Galline, choquée de cette rencontre se retrouva vite dans mes bras pour un grand moment intime.


Pendant une année, je n'eus plus de nouvelles de Louise....( à suivre demain )


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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 01:00



........elle en a fréquenté beaucoup pendant des années. Elle se place à sa hauteur, sous la table de ciment et lui raconte son match contre l'équipe de Chine. Elle relève la tête, regarde Sélavie, l'écoute et lui demande de lui parler des chinoises. Sélavie s'exécute en lui demandant de venir s'asseoir sur le banc.


L'entraîneur et le préparateur psychique se tiennent à distance tout en assistant à un miracle.


Elle est calme, elle commence à parler à Sélavie. Elle raconte une histoire de sa vie ordinaire, sa vie d'avant, sa vie d'avant les compétitions.


Elle lui raconte sa grande histoire d'amour.


"J'ai rencontré pour la première fois Galline chez Maria. Elles étaient plusieurs, toutes belles et jeunes. Louise venait de me quitter. Je ne comprenais pas cette rupture. Douze années de vie commune au fond de la forêt landaise, un vrai bonheur perdu. Louise avait découvert son homosexualité avec moi et avait compris alors ses échecs répétés avec les hommes. Elle avait annoncé à sa fille et à sa soeur sa nouvelle vie. Toutes deux l'avaient comprise et l'avaient soutenue lors de son divorce. Quand ses parents se suicidèrent au gaz, c'est moi qui la réconcilia avec la vie.


Chez Maria, j'eus un coup de foudre. Ce soir là, il y avait pourtant le choix, elles étaient toutes dans la fleur de l'âge mais Galline s'imposa de suite.......( à suivre demain )


( Début de Folle de Pékin en page 11 )

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