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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 13:14


Dans la langue chinoise, le mot liberté n'existe pas.

La société chinoise est une société d'organisation mais pas de projets.

Les chinois ne connaissent pas la liberté ni l'idéal, donc, ils comprennent difficilement les droits de l'homme de l'occident.

Il y a un pont à construire entre eux et nous pour une meilleure compréhension.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 05:00


      C'est loin Pékin mais Cheng a pris sa décision. Il ira seul et laissera son frère s'occuper des récoltes. Il veut être présent au centre de la planète des amateurs de sport. Cheng n'est pas sportif mais il marchera pendant des jours et des nuits.

      Avant de partir, il passera voir le Sage. Il a besoin de mots d'encouragement mais il sait que le Sage ne parlera pas. il sera patient. Il prendra son temps pour ne pas arriver avant la saison à Pékin. Cheng a aussi appris cela, la patience.

       A Pékin, au milieu des gens de la planète, Cheng assistera à la récolte des médailles.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 07:45

La chine ne conjugue pas. Pas de verbe être, ni de conjugaison dans la langue chinoise. Le chinois vit l'instant. Le passé et le futur sont réservés à d'autres.

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 06:00
Cheng est revenu de son périple saisonnier souhaité par son père. Il sait que le Ciel et le Sage ne parlent pas. Il vit maintenant avec les Saisons. Le printemps s'installe et il est ravi de quitter cet hiver long et gris mais voilà dix jours que la pluie ne cesse de tomber. Cheng attendait la lumière, pas la pluie. Il prend du retard dans les semailles de printemps. Au douzième jour, il décide d'implorer les Dieux du ciel et notamment ceux du soleil. Il est pressé de semer. Il va au temple avec dix bâtons d'encens et médite plusieurs heures, faisant des offrandes aux Dieux.

Au treizième jour, la pluie n'est toujours pas là. Cheng se rend alors chez le Sage qui ne le reçoit pas. Deux jours après, lors d'une éclaircie, Cheng sème son blé de printemps mais la terre, gorgée d'eau ressemble à une rizière. La levée des graines est une catastrophe et la récolte est mauvaise.

Eploré, accroupi sous l'arbre familial, Cheng entend une voix qui l'interpelle. Il lève la tête et voit un homme qui lui tend un message. L'homme dit :" Le Sage m'a demandé de te remettre ce message que tu dois lire une seule fois."

Cheng déchiffre : "Vis le moment présent." Le temps de la lecture et l'encre du message s'efface.

Cheng fera une meilleure récolte l'an prochain.
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 07:00

L'Européen écrit, dit, crie et se fache.
Le sage Tibétain calme l'Européen.
Le Chinois veut les jeux.
Le dirigeant chinois n'écoute pas l'Européen, ne parle pas et attend son heure.
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 07:31

Cheng marchait. Depuis dix mois, il arpentait les chemins de la province de Liaoning. Il était né dans un petit village de la région il y a maintenant quarante années. Cheng savait depuis longtemps que le Ciel ne parlait pas. Avant de mourir, son père s'était confié à lui. Il se souvient de ses paroles : "Ne cherches pas mon fils, le Ciel ne te dira rien. Depuis toujours, il a pour habitude de ne pas parler. J'ai appris cela de mon père qui m'a demandé de garder le secret. Je n'ai rien dit pendant toute ma vie. Si le Ciel ne parle pas, je me devais de l'imiter. Au seuil de ma mort, je te dis tout cela mon fils car j'ai un doute. Si le Ciel ne parle pas, le Sage doit parler. Vas dans la province de Liaoning, la terre de nos origines, emprunte quatre fois tous les chemins de la province et demande une audience au Sage."

Dès le lendemain de la mort de son père, Cheng se mit en route et vécu les Saisons sur les chemins. A la fin de son périple, au début de l'hiver, il rencontra le Sage. Le Sage le reçut quatre jours de suite. Le premier jour, la pluie ne cessa de tomber; le deuxième jour, la chaleur s'imposa; le troisième jour, la province fut traversée par une tempête de vent et le quatrième jour, il neigea. Le Sage resta muet à chaque audience. Si le père de Cheng savait que le Ciel ne parlait pas, Cheng observa que le Sage ne parlait pas non plus. Il avait marché pendant quatre Saisons, il avait rencontré le Sage et il avait appris que les Saisons suffisent.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 07:41

L'eau ne coule plus à Pékin.
L'air pur ne se respire plus.
Les gens de sport arrivent pour les jeux de l'Olympie.
L'air pur ne se respire plus à Athènes.
La flamme des jeux du sport brûle toujours.
L'eau, l'air et le feu, éternels éléments de la Chine.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 06:00

Pibale, civelle, petite anguille de l'Adour ou de la Garonne, les chinois t'ont voulu, les basques, les landais, les gascons t'ont perdu. Les rives du sud ouest ont assisté à ta naissance au monde mais ta vie est désormais mise au rang d'une valeur boursière. La Chine t'attend et te réclame. Ne renie pas tes origines, ne te reproduis pas dans les bassins de l'Asie. Reste gasconne. Sois fière de représenter un bout du continent européen en ce lendemain d'un siècle où Capbreton vivait de toi.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 07:00

La femme avait dit d'aller jusqu'à la troisième colline. Aux abords de la troisième colline, l'homme frappa à la porte d'une maison, personne ne répondit mais le vent fit retentir une clochette suspendue près d'une autre porte, sur le côté de la maison. L'homme se dirigea vers la porte indiquée par le vent, il la poussa et entra. La lumière vascillante d'une flamme le conduisit vers une pièce minuscule dans laquelle était dressé un autel d'offrandes. Des bougies, des bâtons d'encens et une peinture représentant trois collines posées sur une immensité d'eau et entourées de brume. L'homme pensa avoir bien trouvé les trois collines indiquées par la femme. Il manquait l'eau et la brume. Il se mit à la recherche d'une étendue d'eau. L'homme marcha longtemps, très longtemps, ne doutant pas une seconde qu'il fallait poser les collines sur l'eau. La direction de l'ouest l'attira par une épaisse brume au lointain. Son intuition le guida vers une maison au bord d'un lac. Dans la maison, vivait un vieux monsieur qui peignait depuis quarante années le même tableau : le paysage qui s'offrait à lui. Le tableau représentait trois collines au bord du lac. Ce jour là, quand l'homme arriva dans la maison du vieux peintre, la brume occupait tout l'arrière plan du tableau et les trois collines étaient embrumées. L'homme se dit qu'il fallait toujours écouter son intuition.
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 07:00

Il vivait dans la Chine ancienne et buvait du thé pour oublier le bruit du monde. Il savait que dans toute chose se cotoyaient les rires et les pleurs, les joies et les peines, le beau et le laid, le chaud et le froid. Il étudiait le monde de la nature pour connaïtre le monde des hommes. Le jour où le lac fut gelé sur toute sa surface, le prince lui demanda de lui rendre visite. Il traversa le lac à pied et salua le prince deux fois. Le prince le salua trois fois et lui confia l'enseignement de la vie. Le prince devint le premier élève du philosophe chinois qui buvait du thé pour oublier le bruit du monde.
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