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  De la lecture chaque jour pour nourrir votre vie.
                             par Erregina

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 06:00

Depuis toujours Mars aimait la Lune. Sa luminosité, sa forme, son rayonnement, tout lui plaisait en elle. Son attachement devenait de plus en plus intense lorsque la Terre s'intéressa à la Lune. Des terriens allèrent visiter la Lune et tout changea. La Terre n'avait plus d'yeux que pour la Lune. Un lien très fort était né entre les deux planètes. Pour les terriens, la Lune, longtemps, rêvée devint réalité et Mars qui n'avait jamais fait sa déclaration d'amour à la Lune se trouva concurrencée par la Terre.

Des milliards d'années passèrent et Mars resta toujours aussi timide. Elle ne put s'opposer au débarquement sur ses espaces d'un groupe de terriens. La Terre était mal chez elle et commençait à envisager l'emmigration galaxique jusqu'au jour où le soleil se mêla de la partie. La Terre devenait vraiment trop chaude, la vie caniculaire faisait souffrir les habitants de la planète malgré la transformation des pores de la peau en une multitude de petites fontaines d'eau jaillissante à la surface du corps qui permettait un refroidissemant salutaire.

L'emmigration avait débuté en direction de la Lune, beaucoup plus tempérée mais les amateurs d'espaces vierges préféraient Mars. Mars se laissa faire et le soleil tomba amoureux de la Lune. Après une belle nuit étoilée, le soleil se leva tôt, mit ses plus beaux rayons car ce jour là, le soleil avait rendez vous avec la Lune.

Le Soleil  fut si brûlant d'amour pour la Lune qu'elle augmenta sa température de plusieurs degrés, ce qui fit fuir les terriens sur Mars.

Depuis ce temps là, Mars sait qu'il ne faut jamais être timide en amour et que le Soleil est un sacré Don Juan!
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 07:00

Je croise la lune en sortant du bar. Il est tard et tôt à la fois. Elle est pleine et ne me quitte pas. Dans la descente de la rue qui tourne, elle m'accompagne puis m'éclaire le chemin qui mène à la cabane en bois. Les jardiniers arrivent plus tard ce lundi là et j'ai le temps de me raser. Le soleil a remplacé la lune. Il me chauffe dans les allées en ce matin de mars. La journée, la cabane en bois du square Georges Brasssens est l'atelier des jardiniers. La nuit, elle est mon domicile. Seuls la lune et le soleil le savent.
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 07:00

L'année de ma naissance sera une année chaude. L'été sera caniculaire et la neige ne tombera guère qu'à très haute altitude. Le printemps aura l'allure estivale et l'automne aura du mal à s'imposer dans une fin d'été interminable. Ma venue sera annoncée depuis ce fameux mois d'août précédant l'année chaude. Un mois gravé dans toutes les mémoires, des gelées à la mi-août en pays provencal, la neige à Paris et l'utilisation du chasse neige à Lille. Cet été là fut terrible, les plages furent désertes et de nombreux commerces touristiques firent faillite. C'est ainsi que mes futurs parents, en partance pour quelques jours de vacances en Bretagne furent bloqués par la neige à Fougères. Quatre jours, enfermés dans une petite chambre d'hôtel, sans chauffage. Dehors la neige, dedans la couette. Une conception d'enfant n'était pas planifiée mais la neige ne l'était pas plus. Je naîtrais en 2151, cent ans après la fonte totale du dernier grand glacier terrestre.
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 11:46

Leurs cris nous fait sortir des maisons et lever la tête. Trois vols arrivent, bien ordonnés en forme de V plus ou moins grands qui fendent le ciel. Soudain, les cris redoublent, l'ordre devient anarchie, elles volent en tournoyant sur place. Se profilent au loin deux autres vols qui se joignent à eux. L'échange est bruyant, une concertation a lieu. Puis, le silence et des vols se forment avec une organisation différente. Des grands V composés de plusieurs dizaines d'individus alternent avec de petits V composés de six individus. Elles sont belles. Ce sont les grues cendrées qui passent dans le sud ouest de la France en voyage entre l'Espagne et le nord de l'Europe. 

Rangeons nos vêtements d'hiver, il est temps.
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 10:53

Mimosa, violette et magnolia se côtoient. Le coktail de couleurs de mars est au rendez-vous. Les violettes se font discrètes mais la lumière s'éclate sur leurs touffes colorées dans les lisières. Le mimosa s'est toujours fait remarquer, un peu ostentatoire avec son jaune fluorescent au beau milieu de février mais le magnolia lui répond aussitôt par ses fleurs à pétales géantes d'un rose ourlé de violine. Le soleil est là et le ciel tient sa promesse de toujours; du bleu, toujours du bleu décoré de petits cumulus blancs qui rivalisent avec les traînées laissées par les avions des voyageurs, très haut là bas. Des taches blanches envahissent la campagne, ce sont les prunus sauvages qui égayent les grands chênes encore nus. Quant au genévrier, il ne change pas, fidèle à sa verdure persistante qui nous accompagne l'hiver. Dans le sud, c'est la lumière qui permet aux formes de se découper et de rendre la vue de l'homme aussi belle qu'une photo prise par Yann Arthus-Bertrand.

Début mars, une journée dans le sud de la France.
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 07:35

Le jour de Lune arrive toujours en septembre. Je le sais mais jamais je ne l'attends vraiment alors que c'est le jour de l'année que je préfère. Avant ce jour là, j'ai vécu toutes mes rencontres habituelles de l'été et je m'installe alors dans  la belle mélancolie de l'été indien. L'année dernière, c'était un samedi, je revenais du dernier marché d'été, j'avais rencontré Gwendoline et son mari, nous avions parlé de nos jeunes vies de retraités de l'éducation nationale. Gwendoline avait dit que le jour de Lune allait certainement bientôt arriver, je l'avais à peine entendu. Je me souviens de mon repas, des sardines fraîches achetées le matin au marché  que j'avais cuit à la vapeur accompagnées de petits légumes et que j'avais dégusté avec du beurre frais et un jus de citron. Le poisson, enfin tous les poissons sont toujours pour moi une source de jouissance gustative. En début d'après-midi, j'ai pour habitude de prendre un thé accompagné de ma lecture du moment. Ce jour là, je prenais un vrai plaisir à relire le Futur immédit de Dominique Rollin. C'est au moment de verser ma seconde tasse de thé que j'ai aperçu Lune, courbée sous son sac à dos arriver par la petite porte du jardin de derrière. Elle vient toujours vers moi en me disant : "Bonjour Amatxi c'est aujourd'hui mon jour." Ma petite fille Lune avait décidé de me rendre visite chaque mois de septembre, sans me prévenir. Ce jour là, je l'appelle  le jour de Lune.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:33

La voix est libre, il aime beaucoup la phrase et il a débuté son dernier article par ces mots. Son rédacteur en chef est arrivé furieux dans son bureau en lui demandant de s'expliquer. Dans ce grand quotidien du soir, l'orthographe doit être parfaite, la presse écrite a tant de mal à faire face à tous ces gens qui donnent des informations sur le net sans aucune obligation d'orthographe. Il en va de son honneur. Il n'a pas lu le reste, il a vu de suite la faute et ne comprend pas. Jean est assis dans son fauteuil lisant l'épreuve du journal qui va partir à l'impression. Une erreur aussi grossière, comment avez-vous pu confondre les deux mots, c'est inadmissible!"
En réponse à son rédacteur en chef, Jean se contente de lire son article à voix haute : la voix libérée de la cantatrice Béatrice....

Jean sait que l'hiver a été long, gris et froid, il attend le printemps avec impatience. Il constate que son rédacteur en chef est touché, lui aussi.
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 15:45

Elle a toujours aimé l'Italie. La Rome de SImone de Beauvoir et de Jean Paul Sartre lui parle. La Venise de Sollers et Dominique Rollin, elle s'en approche de près. Elle a migré avec Montaigne par la voie romaine. Elle a parcouru avec Michel Ange les carrières de marbre de Carrare. Elle a beaucoup écouté les enfants des immigrés du Frioul. Elle a bien ri auprès de l'ami des montagnes du Val d'Aoste. Elle aime les femmes italiennes qui portent  si bien le sud et elle a rêvé dans l'Orient Express entre Paris et Venise.

Depuis 2095, l'Italie est interdite aux touristes dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine artistique terrien.
Le rêve n'étant pas encore interdit, elle poursuit son chemin avec l'Italie.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 07:47

Les autorités gouvernementales l'avaient voulu ainsi. Les mendiants auraient un statut et une affiliation au régime de sécurité sociale. Certains hommes politiques avaient envisagé de leur attribuer une carte d'électeur mais les sénateurs étaient franchement contre. Le projet prenait forme mais reconnaître un mendiant comme un humain n'était pas chose facile. Personne ne voulait revenir à cette époque où l'on se cotoyait à la boulangerie, à la messe du dimanche ou au supermarché. Il fallait une nouvelle formule, plus moderne, pour mettre fin à ces mendiants qui s'agglutinaient en grappes aux portes d'entrée des maisons. Chaque maison avaient ses mendiants, toujours les mêmes. Le service d'enlèvement des ordures ménagères était devenu quasiment obsolète car les mendiants recyclaient très bien toute forme de déchets. Un statut était donc possible mais il a fallu se déterminer sur le lieu de vie du mendiant. Depuis le dernier tremblement de terre, la Corse du sud s'était détaché de la Corse du nord. Les habitants de la Corse du sud avaient immigré en Sardaigne, toute proche. Les autorités gouvernementales pensaient à repleupler ce bout de Corse allant à la dérive. La semaine dernière, l'unanimité s'est faite au parlement et au sénat. Un bout de Corse est devenu l'ïle aux mendiants.
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 21:32

La première fois, j'ai eu peur car je n'avais jamais tué. IL fallait pourtant que je le fasse. Nous étions au troisième  jour, ma belle-mère était à mes côtés et m'encourageait. Ils étaient deux, le premier est resté silencieux mais le deuxième a miaulé au-delà de mon geste fatidique. Nous n'aurions pas supporté un jour de plus sans manger. Ensuite, je me suis retrouvé seul sur la plage, arrivent au loin deux femmes portant un masque de chat. Elles s'approchent de moi en riant puis elles dansent autour de moi et enlèvent leurs masques. Je reconnais ma femme et ma belle-mère. A ce moment là, je me réveille.

Rêve de Monsieur A. le 01/01/08
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